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# Posté le samedi 09 décembre 2006 09:48

Modifié le mercredi 20 décembre 2006 06:58

COEURS

COEURS
COUP DE COEUR * COUP DE COEUR * COUP DE COEUR * COUP DE COEUR * COUP DE COEUR


"Coeurs"
De
Alain Resnais
Pays : France
Avec : Sabine Azéma, Pierre Arditi, Laura Morante, André Dussolier, Lambert Wilson, Isabelle Carré...
Année : 2006
Genre : Comédie dramatique
Durée : 125 mn
L'histoire : Thierry, agent immobilier, se donne beaucoup de mal pour trouver un appartement à Nicole et Dan, un couple de clients difficiles. A l'agence, Charlotte, sa collaboratrice, lui prête la cassette d'une émission qu'elle adore, un programme de variétés religieuses dont la vision troublera fortement Thierry. La soeur cadette de Thierry, Gaëlle, recherche secrètement l'amour, allant même jusqu'à recourir aux petites annonces.
Dan, militaire de carrière expulsé de l'armée, passe ses journées dans le bar d'un hôtel où il confie ses mésaventures à Lionel, le barman. Pour assurer son service du soir, Lionel fait appel à une assistante à domicile bénévole pour s'occuper de son père, Arthur, un vieil homme malade et colérique. C'est Charlotte qui se présente...


"Avant, rien que de savoir que j'allais te voir, mon coeur bondissait dans ma poitrine, il chantait. Maintenant, il est juste tout petit." (Laura Morante)

Avec Coeurs, le grand Alain Resnais réalise une splendide adaptation de la pièce de théâtre Private fears in public places de l'anglais Alan Ayckbourn, auteur de la pièce Smoking/no smoking également adaptée au cinéma par Resnais en 1993. Afin de conserver l'aspect théâtral, le cinéaste a choisi de ne tourner qu'en intérieur et organise son film comme une suite de sketchs mais sans manquer de fluidité narrative : le scénario est conçu comme une mosaïque et les scènes s'enchaînent avec un sens du rythme très aiguisé. Suivant les principes du film choral, les personnages se croisent et se recroisent, se parlent sans se comprendre, tous enfermés dans le morne cocon de leur infinie solitude. Ce sont des coeurs désespérément seuls malgré le monde qui les entoure, des coeurs qui battent ou ne battent plus, en orbite autour du monde et de la vie, des coeurs maussades et endoloris qui n'arrivent pas à trouver un sens à leur existence et qui chantent une complainte déchirante qui touche au plus profond, un chant finalement lyrique presque élégiaque. Cela peut paraître étonnant, car on pourrait penser avoir affaire à une simple comédie dramatique française, mais Coeurs est très imprégné par la tragédie, rien qu'à travers ses personnages, comparables à de véritables héros tragiques bien qu'ils n'aient en apparence rien de foncièrement extraordinaire. C'est d'ailleur là que réside la plus grande réussite du film : jouer la simplicité et la légèreté pour peu à peu dévoiler un fond assez complexe et au final incroyablement triste. Bien sûr, le tout reste accessible et l'humour est bel et bien présent (même s'il renforce parfois le pathétique de certaines situations), mais au-delà des apparences siègent un lyrisme surprenant, une profondeur insoupçonnée et une étude de la solitude presque digne d'un Bergman.

Le film baigne dans une atmosphère nébuleuse et surréaliste totalement inédite et incroyablement envoûtante, à la fois froide et chaleureuse et aussi légère que sordide. Malgré un aspect de prime-abord tout ce qu'on fait de plus normal, le monde de Coeurs n'est pas comme le nôtre même s'il en est proche. C'est un monde à la limite du fantastique où la neige ne cesse de tomber et s'immisce même dans les intérieurs et les fondus-enchaînés. Un monde glacial et faussement calme où l'on se croise sans vraiment se croiser, où l'on se parle sans vraiment se parler, où l'on s'aime sans vraiment s'aimer, un monde où personne n'arrive à comprendre personne, où l'on garde sa détresse pour soit, un monde où la solitude a envahit toutes les âmes. Certains tentent désespérément de s'accrocher, de s'extirper de leur isolement moral et physique, pour finalement se rendre compte qu'il n'y a rien à faire, qu'il faudra se résoudre à vivre seul. Malgré cela, le film ne s'enferme pas dans un pessimisme abusif et laisse une lueur d'espoir tout en préservant l'aspect tragique : Gaëlle (Isabelle Carré), abandonnée par Dan (Lambert Wilson) se réconcilie avec son frère Thierry (André Dussolier), et Lionel (Pierre Arditi), qui vient de perdre son père (Claude Rich) finit par se confier à Charlotte (Sabine Azéma).

L'esthétique, d'une beauté éblouissante, contribue grandement à renforcer l'ambiance surréaliste du film, avec des jeux de lumière surnaturels et fabuleux et une photographie superbe aux couleurs pastels qui, sans produire un effet véritablement onirique instaure une atmosphère quasi-chimérique assez troublante et étonnamment fascinante. La musique de Mark Snow, cristalline, douce, simple et entêtante ajoute une dimension féérique à l'ensemble. La mise en scène expérimente et impressionne sans esbrouffe mais avec une maîtrise confondante pour un résultat fluide, aérien et élégant. Les acteurs, pour la plupart déjà amplement confirmés, frappent par leur naturel et l'émotion qu'ils dégagent. Du coup, Coeurs stupéfait réellement, émeut infiniment, étreind tendrement et remue les tripes du spectateur. On en sort silencieux, abasourdi, secoué, un pincement à la fois douloureux et délectable à l'endroit spécifié par le titre.

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 08:53

Modifié le samedi 05 mai 2007 05:36

CITATIONS DE WOODY ALLEN

CITATIONS DE WOODY ALLEN
"Mon seul regret dans la vie : ne pas être quelqu'un d'autre!"

Ce n'est pas que j'ai peur de mourir. Je veux juste ne pas être là quand ça arrivera."

"Je ne veux pas devenir immortel par mon oeuvre, je veux devenir immortel en ne mourant pas."

"Les êtres humains sont divisés en deux: esprit et corps. L'esprit est attiré par de nobles aspirations comme la poésie et la philosophie. Tandis que le corps se tape tout le côté amusant."

"Toujours obsédé par l'idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s'il existe une vie ultérieure et, s'il y en a une, peut-on m'y faire la monnaie de vingt dollars?"

"Si Dieu existe, j'espère pour lui qu'il a une bonne excuse !"

"Mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout."

"L'homme exploite l'homme et parfois c'est le contraire."

"J'aimerais terminer sur un message d'espoir. Je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient?"

"Cette année je suis une star. L'année prochaîne, je serais un trou noir? "

"Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort."

"L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible. "

"Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul."

"Les femmes disent que je suis un mauvais coup. Ce sont vraiment de mauvaises langues, comment peuvent-elles dire ça au bout de 2 minutes?"

"La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté."

"J'ai deux passions dans la vie : les seins des femmes."

"Pour ma part, je suis hétérosexuel. Mais il faut le reconnaître, le bisexuel a deux fois plus de chances le samedi soir."

"Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien ... "

"L'univers n'est jamais qu'une idée fugitive dans l'esprit de Dieu - pensée joliment inquiétante, pour peu que vous veniez d'acheter une maison à crédit."

"L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre."

"Je hais la réalité mais c'est le seul endroit où on peut se faire servir un bon steak."

"La première fois que j'ai vu une femme nue, j'ai cru que c'était une erreur ... "

"Lorsque j'ai été kidnappé, ma mère a réagi tout de suite: elle a sous-loué ma chambre! "

"L'argent est plus utile que la pauvreté, ne serait-ce que pour des questions financières."

"Dans la vie, la plupart des histoires d'amour échouent. Une histoire qui marche, c'est une pure question de chance."

"L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle."

"Hollywood? C'est une usine où l'on fabrique dix-sept films sur une idée qui ne vaut même pas un court métrage."

"A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision."

"La célébrité m'a apporté un gros avantage : les femmes qui me disent non sont plus belles qu'autrefois."

"Je viens de rencontrer Isocèle : il a une idée pour un nouveau triangle."

"Quand l'épée est dans votre gorge, que se passe-t-il en cas de hoquet?"

"Mieux vaut réaliser son souhait plutôt que de souhaiter l'avoir fait."

# Posté le samedi 23 décembre 2006 13:16

Modifié le mardi 09 janvier 2007 08:37

SCOOP

SCOOP
COUP DE COEUR * COUP DE COEUR * COUP DE COEUR * COUP DE COEUR * COUP DE COEUR


"Scoop"
De
Woody Allen
Pays : USA, GB
Avec : Scarlett Johansson, Hugh Jackman, Woody Allen, Ian McShane...
Année : 2006
Genre : Comédie policière
Durée : 100 mn
L'histoire. Alors qu'elle participe à un numéro de magie de Splendini alias Sidney Waterman, la jeune et charmante journaliste débutante Sondra Pransky voit le fantôme du défunt journaliste Joe Strombel s'adresser à elle pour lui annoncer un scoop extraordinaire sur l'identité du "Tueur au Tarot". Celui-ci se révèlerait être un séduisant aristocrate répondant au nom de Peter Lyman. Euphorique à l'idée de voir sa carrière démarrer en trombe grâce à cet inatendu scoop, Sondra enquête aux côtés de Sidney en usant de ses charmes et en se faisant appeler Jade Spence. Mais, alors que les indices accusant Peter de bel et bien être le tueur se bousculent, elle tombe peu à peu amoureuse de lui...


Voilà plus de 40 ans que Woody Allen enchante le public avec des oeuvres souvent drôles et parfois plus sérieuses - mais pas graves pour autant, en tout cas toujours intelligentes et teintées de légèreté. Ce clown philosophe assez cynique, au faciès dépressif, mais toujours bon enfant semble regorger d'idées, compte tenu du rythme plutôt rapide auquel il enchaîne les films. Il paraîtrait pourtant qu'il apporte un soin tout particulier à chacun, puisque le succès lui fait les yeux doux depuis un bon moment. Toutefois, il commençait à lasser ces dernières années. Son style inimitable, jadis en perpétuel renouvellement semblait stagner et s'est mis à plus ou moins agacer. Ses derniers films n'ont que peu enthousiasmé les critiques et le public et n'ont donc pas rempli les salles comme il fut un temps.
L'année dernière, notre ami Woody revenai très en forme avec Match point, pour lequel il quittait et son genre de prédilection (la comédie) et sa ville natale (New York). Très en marge du reste de l'oeuvre du cinéaste, le film fait, à la surprise générale, l'unanimité - jusqu'à être considéré comme le chef d'oeuvre de son auteur.
Avec Scoop, comédie policière décontractée et décomplexée, Allen multiplie les ressemblances avec Match point tout en effectuant un étonnant et jovial retour aux sources. Il en résulte un film somme toute assez paradoxal dans son principe, mais diablement efficace et harmonieux, rempli à raz bords de bonnes idées et de tendresse.

Ainsi, nous revoilà dans le Londres de Match point, accompagnés à nouveau par la charmante Scarlett Johansson - qui a ici troqué son de pulpeuse et provocatrice femme fatale contre celui d'une journaliste naïve et binoclarde pas vraiment sexy. Cette fois, Woody Allen fait aussi partie du voyage en tant qu'acteur (ce qui était le cas dans la majorité de ses films mais pas dans Match point) et rend ainsi l'ambiance tout de suite plus... allenienne. En effet, le bonhomme fait des ravages (dans le bon sens du terme) non seulement - et bien sûr derrière la caméra, mais aussi - et surtout devant celle-ci. Son style envahit et crève littéralement l'écran : ses gestes, ses manières, ses répliques, sa voix, ses mimiques... Tout dans sa façon de jouer (donc dans sa façon d'être en quelque sorte) prête à rire - voire à éclater de rire. Il faut dire que son personnage de magicien américain maladroit, pas du tout habitué à rouler à gauche, et qui s'improvise à la fois père et détective, est taillé sur mesure pour ce grand et grandiose comédien qu'il est. Sans lui, ou avec quelqu'un d'autre dans son rôle, Scoop ne serait pas grand chose.
D'ailleur, chaque élément de ce film, qu'il soit important ou minime, est absolument indispensable. C'est là que résident la plus grande force et la plus grande faiblesse de cette oeuvre : il suffirait que l'on ôte ne serait-ce qu'une minuscule pierre à cette édifice idéal pour qu'il s'écroule, pour que le parfait equilibre sur lequel repose tout le film s'émiette jusqu'à être anéanti. Tout est modelé, agencé, organisé, placé, édifié et maîtrisé avec un sens de la perfection inouïe, de sorte que rien ne doit être changé, ou c'est la catastrophe ; car Scoop est quasiment dénué de véritable défaut. Sens de l'espace et de la durée, élégance de la mise en scène, joie communicative de filmer et dêtre filmé, jeu très convaincant des acteurs, scénario et dialogues bien écrits, intrigue prenante... Il est impossible de reprocher quoi que ce soit à ce film, tout comme il est impossible de trop le couvrir d'éloges ou de le qualifier de chef doeuvre. En effet, ce n'est pas un chef d'oeuvre, car il lui manque de l'originalité, de la substance, de la profondeur ; mais le fait qu'il soit parfaitement achevé est indéniable.
De toute façon, ce n'était pas dans les intentions d'Allen de faire un chef d'oeuvre. Mais son film, qu'il plaise ou non, est irréprochable, admirable, exemplaire - une étape indispensable dans l'accomplissement de l'oeuvre de son auteur. L'harmonie y règne en douce souveraine et on peut facilement y voir la matérialisation de la maturité artistique, dans le sens où ce film apparaît comme une sorte de bilan. Par contre, on ne parlera pas de suprématie, car Scoop n'a d'autre but que celui de divertir avec classe et panache.
Autant Match point sonnait comme une sorte de révolution - un changement de register aussi radical que magistral, autant Scoop sonne presque comme un bilan, un aboutissement, une conclusion - cela dit fortement personnelle, agréable et réussie. Sans conformisme ni marginalisme, sans trop se fouler mais en y mettant quand même son coeur, Woody Allen nous offre un nouveau bijou de cinéma, parfait dans les sens où il se trouve dans un juste-milieu idéal - là où les cinéphiles du dimanche et les cinéphages à l'esprit critique très (trop) développé se réunissent pour dire "Chapeau!". Résultat : on s'amuse, on rit beaucoup, et on admire (tout de même) sans se prendre la tête. On sort de la salle heureux, l'impression jouissive d'avoir passé un excellent moment, de ne pas avoir jeté son argent par la fenêtre. On n'en demandais ni plus ni moins.

L'intrigue, règlée selon les principes du vaudeville, s'articule autour de trois personnages entièrement différents qui vont se rencontrer, s'éviter, s'aimer, se haïr, se pièger, se protèger, se déchirer... Le scénario, très intelligent et plutôt complexe - sans être retors, se base sur une succession de châssés-croisés en tous genres, et multiplie les rebondissements, les chausses-trappes et autres coups de théâtre avec maestria. Cette histoire farfelue et pourtant cohérente - qui mêle habilement fantastique, enquête policière, burlesque et suspense, fait réellement vibrer, et, une fois qu'elle vous tient (ce qui devrait se faire dès les premières minutes), elle ne vous lâche pas avant le générique de fin.
L'humour, forcément omniprésent, joue avec différentes sortes de comique (de situation essentiellement, mais aussi de répétition, de mot et de geste) pour un résultat hilarant sans être vulgaire ni même grossier (ce qui est assez rare de nos jours pour être salué), et drôlement intelligent sans être pompant.
Les dialogues, très théâtreaux, sont truffés de détails et de sous-entendus tordants, et sont écrit avec un impressionnant brio.
On retrouve cette théâtralité dans tout les éléments du film, particulièrement dans le scénario (qui est, comme dit précédemment, une sorte de vaudeville) et surtout dans la mise en scène, qui privilégie les plans larges. Cette dernière, parfois simplement excellente, parfois véritablement virtuose, préfère effectivement offrir au spectateur une vision très ample et s'impose donc ici comme un témoin inactif, plutôt que de jouer la carte de la sujectivité.
La psychologie des personnages est ainsi mise de côté au profit de l'intrigue et de la rigolade - choix dans ce cas précis absolument sensé, et qui n'est évidemment pas à blâmer. Allen nous offre tout de même une vision de la Mort plutôt ironique et non dénuée de sens, d'un lyrisme insoupsonné, sans trop s'attarder sur de trop lourdes réflexions métaphysiques mais en donnant une dimension innatendue à son film.

Finalement, Scoop est un excellent petit (pas dans le sens péjoratif du terme) film sans prétention d'un grand cinéaste, une oeuvre drôle, sympathique, décalée, fraîche et légère qui donne envie d'en redemander. Voir ce grand grand gosse de Woody s'amuser en nous amusant, c'est vraiment jubilant.

# Posté le dimanche 24 décembre 2006 12:11

Modifié le samedi 05 mai 2007 05:36

BILAN DE 2006

BILAN DE 2006
Snif, snif, snif : encore une année qui se termine. Une année cinématographiquement riche, bien que Cannes et les Oscars aient, une fois de plus déçu. Pour les Oscars, ce n'est pas étonnant, cela fait longtemps que ce n'est plus une référence. Par contre, Cannes a accueilli d'excellents films, mais c'est le palmarès qui a déçu.
Pour ma part, cette année a été riche en découvertes : Bergman, Visconti, Fellini, Pasolini, Van Sant, Eisenstein, Welles, Herzog, Wenders, Lang, Huston, Kurosawa, Kim Ki Duk, Won Kar Wai, Kitano, Demy, Resnais... J'ai découvert beaucoup de cinéastes légendaires et je suis fier de pouvoir en parler. Jai également pu approfondir la filmo de réalisateurs que je porte dans mon coeur comme Kubrick, Coppola (père et fille), Miyazaki, Takahata et Hitchcock.
Quant aux films sortis en salles cette année, je n'en ai pas vu énormément, mais voici tout de même mon classement de 2006 :

1. Marie-Antoinette de Sofia Coppola

2. Coeurs de Alain Resnais

3. The host de Bong Joon-Ho

4. Le Nouveau Monde de Terrence Malick

5. Scoop de Woody Allen

6. La colline a des yeux de Alexandre Aja

7. Flandres de Bruno Dumont

8. Le labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro

9. Vol 93 de Paul Greengrass

10. Little miss sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris

11. The queen de Stephen Frears

12. Nausicäa de la vallée du vent de Hayao Miyazaki

13. Ne le dis à personne de Guillaume Canet

14. OSS117 : Le Caire, nid d'espions de Michel Hazanavicius

15. Le vent se lève de Ken Loach

16. Babel de Alejandro Gonzales Innaritu
17.Jarhead, la fin de l'innocence de Sam Mendes
18. Changement d'adresse de Emmanuel Mouret
19. Les amitiés maléfiques de Emmanuel Bourdieu
20. Voiture de luxe de Wang Chao
21. Lady Chatterley de Pascale Ferran
22. The Last show de Robert Altman
23. Cars de John Lasseter
24. Mémoires de nos pères de Clint Eastwood
25. Miami Vice de Michael Mann
26. Selon Charlie de Nicole Garcia
27. Silent Hill de Christophe Gans
28. L'âge de glace 2 de Carlos Saldanha
29. Indigènes de Rachid Bouchareb
30. M : I : 3 de J. J. Abrams
31. Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit de Gore Verbinski
32. Da Vinci code de Ron Howard


Une année cinéma assez riche en somme, mais pas de "révélation" à proprement parler > Sofia Coppola réalise son troisième chef d'oeuvre et démontre si besoin en était (ce qui m'étonnerait) que son talent n'est définitivement plus à prouver. Resnais, Malick, Allen et Dumont n'avaient eux plus besoin depuis longtemps de faire leurs preuves. Aja, dont "La colline a des yeux" est le troisième film, est un cinéaste que je découvre et dont j'apprécie beaucoup le style. Cependant, l'avoir classé aussi haut dans mon top est on-ne-peut-plus subjectif car son film n'est évidement pas un chef d'oeuvre mais j'ai adoré. Je découvre également avec joie le coréen Bong Joon-ho dont "l'hôte" ("The host") est une véritable leçon de cinéma. Je ne vais pas m'étaler d'avantage, l'envie me manque...

En attendant de voir "Shortbus", "Les lumières du faubourg", "Volver", "Black book", "Les infiltrés", "Les fils de l'homme", "Quand j'étais chanteur"...

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SONDAGE : Quels sont vos films préférés de 2006 ???

Je vous explique, au cas cela vous intéresserais, comment je procède : c'est simple, je donne 10 points au premier de chaque liste, 9 points au second, 8 points au troisième, etc...

1. Le secret de Brokeback mountain

2. Les infiltrés

3. Marie-Antoinette
Scoop

4. Le Nouveau Monde

5. Babel

6. The fountain

7. C.R.A.Z.Y.
Volver

8. Little mss sunshine

9. La Science des rêves

10. Vol 93

11. Casino Royale
Inside man
The last show

12. Le labyrinthe de Pan
Le prestige
Coeurs

13. Jarhead
Lord of war
Slevin

14. A bittersweet life
Flandres

15. Transamerica
M : I : 3
Happy feet
The Host
Le vents se lève
Les lumières du faubourg

16. The queen
Borat
L'homme de sa vie

17. Truman Capote
Paprika
Les filles du botaniste
Mémoires d'une geisha
The secret life of words
Destination finale 3
Essaye-moi
Munich

18. La colline a des yeux
Hooligans
Fauteuils d'orchestre
Underworld evolution

19. Hard candy
V pour Vendetta
Silent Hill
X-Men 3

20. Bamako
Madame Henderson présente
Dérapage

21. Indigènes
Pirates des Caraibes : le secret du coffre maudit
Le Caïman

22. La jeune fille de l'eau
Watermarks
Mémoires de nos pères

23. Je vais bien, ne t'en fais pas
Prête-moi ta main
April snow
Nausicäa de la vallée du vent

24. Quand jétais chanteur
Cars
La doublure
Des serpents dans l'avion

# Posté le dimanche 24 décembre 2006 12:53

Modifié le samedi 05 mai 2007 05:39